JE SUIS A MA JUSTE PLACE

Parmi les peurs fréquentes de l’humanité, il y a la peur de louper quelque chose, la peur de non-puissance, la peur de non-reconnaissance, la peur d’être insignifiant, la peur de ne pas aller assez vite, la peur de ne pas être assez, la peur de ne pas se démarquer, la peur de ne pas être à la hauteur… Toutes ces peurs sont finalement des synonymes et parlent à tout le monde. C’est juste la peur de n’être rien et donc il va falloir coûte que coûte fournir des efforts pour s’améliorer, faire des devoirs pour évoluer et enfin être quelqu’un. Vous l’aurez bien compris, c’est sans fin.

Ces idées racines partent de la non-reconnaissance de notre puissance innée et immortelle. Elles partent d’un personnage incomplet qui ne réalise pas la puissance qu’il est et qui doit se faire une place pour évoluer. La notion de compétition s’installe. La principale source de découvertes est le mental qui cherche à tout prix quelque chose pour se sentir exister. Ces ressources sont limitées, étriquées car il ne trouve uniquement qu’à partir du connu en mélangeant, assemblant des notions pour parfois en créer une nouvelle en apparence.

Je suis à ma juste place est l’antidote à la course d’être quelqu’un. Inutile de se sentir inférieur et donc inutile de fournir des efforts pour s’améliorer.

Je suis à ma juste place nous recentre et nous ouvre le cœur sans efforts. En reconnaissant cela, en le respirant, la peur de n’être rien tombe et la notion de devoirs n’existe plus. Les événements de la journée sont réalisés à partir d’un autre centre, c’est-à-dire à partir d’une autre identité. D’ailleurs, les actions peuvent être les mêmes (ou en partie) mais leurs impacts sont diamétralement opposés. La pression n’existe plus. On entre dans un cercle vertueux. Les peurs sont acceptées.

Car oui, on parle souvent de l’acceptation de nos peurs. Qu’est-ce qu’au juste l’acceptation ? L’acceptation est le fait de considérer un événement d’un point de vue neutre. C’est cet état où les faits pouvant être connotés de difficiles deviennent juste des faits, ni plus, ni moins. On parle d’accepter quand on sent qu’il y a une résistance à un fait. Cette résistance est créée de toutes pièces à partir d’un certain centre, d’une certaine identité. Cette acceptation ne peut avoir lieu à partir de ce même centre.

Quand nous sommes à notre juste place, les peurs n’existent tout simplement plus. La notion d’acceptation n’a même plus lieu d’être. Comment accepter des peurs qui ne sont plus là ? Quand on est dans l’acceptation, on ne s’en rend pas compte car on n’y pense pas. Cela ne veut pas dire que les événements de nos vies soient toujours parfaits. Mais nous ne résistons pas au fait et à l’émotion qui peut surgir, car au fond de nous, nous sommes à notre juste place et nous savons que c’est parfait.


Articles similaires

Derniers articles

Il n’y a pas plus vrai qu’une invitation à une autre invitation.

Il n’y a pas plus vrai qu’une invitation à une autre invitation.

Méditation de la cohérence du coeur

Méditation de la cohérence du coeur

Catégories